Vous êtes ici : AccueilSanté EnvironnementSources diversesArticles PasseportSanté

Articles PasseportSanté

Des légumineuses sans flatulences

Des légumine sans flatulences

Pierre Lefrançois - PasseportSanté.net

4 mai 2006

Des chercheurs vénézuéliens ont mis au point une méthode naturelle permettant d'éliminer des légumineuses les substances qui causent la formation de gaz intestinaux. Les résultats de leurs travaux seront publiés dans le numéro de juillet du Journal of the Science of Food & Agriculture.

Bien que fèves, pois, lentilles et haricots soient des aliments très nutritifs, nombre de personnes évitent d'en consommer en raison des flatulences qu'ils provoquent. C'est que les légumineuses renferment des alphagalactosides, des fibres qui produisent des gaz lorsqu'elles se décomposent sous l'action des bactéries intestinales.

Le procédé mis au point par ces chercheurs consiste à soumettre les légumineuses à la lactofermentation, ce qui les rend plus digestes. La méthode n'est pas nouvelle en soi puisqu'elle est employée depuis des siècles en Asie, notamment par les Japonais qui sont passés maîtres dans l'art de faire fermenter les légumineuses. Le miso, par exemple, est le produit de la fermentation lactique de la fève de soya.

En plus de rendre plus digestes les légumineuses, la lactofermentation améliore leur valeur nutritive et leur saveur.

Elle facilite aussi la digestion de leurs précieuses protéines.

Dans le cadre de leurs travaux, les scientifiques de l'Université Simon Bolivar à Caracas au Venezuela ont utilisé les bactéries Lactobacillus casei et Lactobacillus plantarum que l'on retrouve naturellement dans le système digestif humain. Ils ont démontré qu'une fermentation de 48 heures sous l'action de ces bactéries entraînait une diminution de 72 % de la teneur en alphagalactosides des légumineuses. Leurs résultats indiquent qu'après quatre jours de fermentation, les légumineuses ne renfermaient plus que 5 % de ces substances.

 

D'après HealthDay News et Innovations Report.uses

Dépression et maladies cardiaques : les oméga-3 à la rescousse!

Dépression et maladies cardiaques : les oméga-3 à la rescousse!

Françoise Ruby – PasseportSanté.net

DrLespérence

7 avril 2005 – Dr François Lespérance est médecin et professeur agrégé au Département de psychiatrie du Centre hospitalier de l’Université de Montréal. Il s’intéresse depuis plusieurs années au lien qui se dessine de plus en plus nettement entre la dépression et le risque de maladie cardiaque ainsi qu’au double rôle que peuvent jouer les oméga-3 dans la prévention et le traitement de ces affections. Voici l’état des connaissances en la matière, selon lui.

Deux méta-analyses récentes ont permis de constater qu’entre trois mois et deux ans après une dépression, le risque de mortalité cardiaque double1 et que la survenue d’une dépression augmente de 50 % le risque de maladie coronarienne chez des patients qui présentaient auparavant une bonne santé cardiovasculaire2.

Par ailleurs, les résultats d’études épidémiologiques récentes indiquent une corrélation très précise entre une faible consommation de produits marins (riches en oméga-3) et une prévalence annuelle plus élevée de dépression majeure3; même constat dans le cas de la prévalence à vie du trouble bipolaire4. De plus, la plupart des études épidémiologiques qui se sont penchées sur la corrélation entre le taux sanguin d’oméga-3 et la dépression ont permis de constater que les patients dépressifs présentaient un taux d’EPA+DHA (deux oméga-3) plus faible que ceux des patients non atteints. « Une telle corrélation est aussi très claire dans le cas des maladies coronariennes. Il est donc logique de penser qu’à la fois la dépression et les maladies cardiaques puissent être reliées à une déficience en oméga-3 » explique Dr Lespérance.

D’autres marqueurs des maladies coronariennes sont également associés à la dépression selon des travaux préliminaires : l’augmentation de la réponse inflammatoire et du taux de protéine C réactive, par exemple. L’hypothèse la plus intéressante, selon Dr Lespérance, c’est que les stress physiologiques internes causés par les maladies cardiaques créent, de la même façon que les stress externes d’ordre psychologique, des perturbations pouvant susciter ou intensifier la dépression.

Les avantages des oméga-3

Par ailleurs, en tant que médecin et professeur dans un département de psychiatrie, Dr Lespérance connaît bien les limites des médicaments antidépresseurs : « Bien qu’ils procurent en moyenne 60 % d’amélioration et 30 % de rémission après huit semaines, le taux de rémission après un an n’est que de 11 %. En effet, certains patients tolèrent mal les antidépresseurs, ce qui provoque un arrêt de la médication après huit semaines chez 20 % d’entre eux et chez la moitié d’entre eux après trois mois. Sans compter ceux qui refusent d’être traités à l’aide de ces médicaments. »

En plus de rappeler les résultats positifs obtenus au cours de plusieurs études préliminaires grâce à une supplémentation en EPA5-7, Dr Lespérance croit que les résultats d’études pilotes effectuées par son équipe en 2004 sont prometteurs. Elles ont porté sur 63 sujets souffrant de dépression et ont permis de vérifier la faisabilité d’un essai de plus grande envergure qui devrait commencer l’automne prochain. Ces données indiquent que la prise de 1 g d’EPA par jour a fait diminuer les symptômes dépressifs, le niveau d’anxiété ainsi que l’hostilité, tant chez les patients prenant un antidépresseur que chez ceux n’en prenant pas. De plus, 42 % des sujets n’ont signalé aucun effet indésirable après quatre semaines et, chez les autres, les effets mentionnés étaient mineurs : arrière-goût de poisson ou éructations (26 %), diarrhées ou selles molles (12 %), douleurs ou brûlures d’estomac (3 %). Seulement 10 % des participants ont cessé le traitement.

Dr Lespérance précise que, pour obtenir une puissance statistique adéquate, une étude sur la dépression devrait porter sur au moins 300  sujets. En effet, l’effet placebo qui se manifeste au cours des essais sur des sujets déprimés est si important qu’on risque de conclure, peut-être à tort, à l’inefficacité d’un médicament ou d’un supplément à cause d’un nombre insuffisant de patients. Selon lui, c’est ce qui est arrivé lors d’une étude publiée en 2001 dans le Journal of American Medical Association. Cet essai avait porté sur 200 sujets et avait conclu à l’inefficacité du millepertuis pour traiter la dépression majeure8.

Bien que les données probantes concernant les effets bénéfiques des oméga-3 d’origine marine sur les troubles de l’humeur, dont la dépression, soient loin d’être aussi nombreuses et convaincantes que celles portant sur les maladies coronariennes, c’est tout un nouveau pan de recherche qui s’est ouvert depuis quelques années et il est prometteur pour les patients qui ont besoin de solutions de rechange aux antidépresseurs.

Ces propos du Dr Lespérance ont été recueillis le 15 mars 2005, à Québec, lors d’une journée-conférence organisée par la Chaire Lucie et André Chagnon pour l'avancement d'une approche intégrale en santé9 et par l'Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels (INAF), avec l'appui financier de la Direction des produits de santé naturels de Santé Canada.

Françoise Ruby – PasseportSanté.net

1. Barth J, Schumacher M, Herrmann-Lingen C. Depression as a risk factor for mortality in patients with coronary heart disease: a meta-analysis. Psychosom Med. 2004 Nov- Dec;66(6):802-13.

2. Rugulies R. Depression as a predictor for coronary heart disease. a review and meta-analysis. Am J Prev Med. 2002 Jul;23(1):51-61. Review.

3. Hibbeln JR. Fish consumption and major depression. Lancet. 1998 Apr 18;351(9110):1213.

4. Noaghiul S, Hibbeln JR. Cross-national comparisons of seafood consumption and rates of bipolar disorders. Am J Psychiatry. 2003 Dec;160(12):2222-7.

5. Su KP, Huang SY, Chiu CC, Shen WW. Omega-3 fatty acids in major depressive disorder. A preliminary double-blind, placebo-controlled trial.Eur Neuropsychopharmacol. 2003 Aug;13(4):267-71.

6. Peet M, Horrobin DF. A dose-ranging study of the effects of ethyl-eicosapentaenoate in patients with ongoing depression despite apparently adequate treatment with standard

Carence en oméga-3: le cri du coeur des experts

Carence en oméga-3: le cri du coeur des experts

Les oméga-3 pourraient prévenir tant de maux Malgré l’abondance et la diversité des aliments, une carence alimentaire d’importance sévit chez les Occidentaux : celle en oméga-3. Remédier à ce déficit permettrait pourtant de prévenir bien des maux qui contribuent à la hausse des coûts et à l’engorgement des systèmes de santé.

doc4

C’est un réel cri du coeur qu’ont lancé d’éminents chercheurs et conférenciers dans le cadre de deux colloques scientifiques, l’un tenu à Québec1, l’autre à Montréal2.

Les médecins les valorisent peu Tous ont déploré que les oméga-3 ne soient pas davantage utilisés et valorisés par la communauté médicale. Pourtant, les preuves scientifiques s’accumulent quant à leur effet protecteur sur la santé cardiovasculaire et mentale.

À ce sujet, le cardiologue français Michel De Lorgeril3 reproche le manque de connaissances des citoyens, mais aussi des médecins. Il cite les cas de la France, de la Belgique, de l’Italie et de l’Allemagne qui acceptent de rembourser les ordonnances de capsules d’oméga-3 à la suite d’un infarctus.

« Mais les cardiologues ne les prescrivent pas, parce qu’ils ont peur d’être pris en défaut! Ils sont aussi sceptiques... Et puis, les pharmaceutiques les visitent quotidiennement pour leur parler des statines, avec cadeaux à la clé », laisse-t-il tomber. (NDLR Les statines sont des médicaments utilisés contre l’hypercholestérolémie en prévention des maladies cardiovasculaires.)

Les doutes autour de l’efficacité des oméga-3 devraient être dissipés, d’après lui. « On ne peut pas avoir mieux en ce qui a trait aux preuves scientifiques : elles sont concordantes, nettes, basées sur des données épidémiologiques et expérimentales... Ce n’est pas par conviction scientifique qu’on ne les utilise pas, mais parce qu’on n’est pas instruit à ce sujet », assure le Dr De Lorgeril.

Où sont les oméga-3 ? On trouve ces précieux acides gras dans certains poissons (saumon, maquereau, sardine, etc.) et dans les suppléments d’huiles de poisson. Sont aussi une source d’oméga-3 : l'huile de krill, l’huile de canola ou colza, l'huile et les graines de lin, l'huile et les graines de chanvre, l’huile et les noix de Grenoble et l'huile et les graines de citrouille. Des produits alimentaires enrichis en oméga-3, comme le lait, le jus et les oeufs, sont aussi commercialisés.

Pas d’appui des grands financiers et des États

Doc3

Le problème de reconnaissance des oméga-3 réside aussi dans le fait qu’il n’y a pas d’acteur financier qui ait un intérêt direct pour faire avancer la cause. C’est ce qu’affirme David Servan-Schreiber4, le célèbre psychiatre qui a contribué à la popularité des oméga-3 au sein de la francophonie. En effet, il en a vanté les vertus dans son mégasuccès de librairie, Guérir5.

« Même si des études sont publiées, on n’en entend pas parler, dit-il. Les seuls acteurs qui pourraient y trouver un intérêt économique sont les gouvernements. Mais, ils sont si ensevelis sous des problèmes budgétaires qu’ils ne pensent même pas à utiliser 0,5 de 1 % de leur budget pour la prévention. »

DOC2

Bruce Holub, professeur émérite de biologie humaine et de nutrition à l'Université de Guelph6 en Ontario, s’insurge contre l’inaction des autorités publiques. « Il est inconcevable que le gouvernement canadien ne reconnaisse pas encore que l’apport alimentaire en oméga-3, surtout le DHA d’origine marine, soit essentiel, notamment pour le fonctionnement du cerveau », indique-t-il.

Cet expert en aliments fonctionnels7 recommande d’ailleurs de manger deux ou trois repas de poisson par semaine pour en retirer tous les bienfaits – et sans risque d’intoxication aux métaux lourds. « Tous les poissons vendus au Canada sont sécuritaires », souligne-t-il.

DOC1

Atteindre le consommateur ou le médecin?

Pour inciter les médecins à mieux s’informer sur les oméga-3, le psychiatre François Lespérance8, chef du Département de psychiatrie du Centre hospitalier de l’Université de Montréal, y va d’une proposition : « Il faut s’y prendre de la même façon que l’industrie pharmaceutique en diffusant des publicités dans lesquelles on tente de convaincre les gens de consulter leur médecin pour avoir une ordonnance... C’est-à-dire passer par le public afin que les gens en discutent avec leur médecin! »

Difficile de rejoindre les médecins? L’idée d’utiliser les oméga-3 dans un contexte médical fait pourtant peu à peu son chemin.

Le Centre de prévention ÉPIC de l’Institut de cardiologie de Montréal recommande déjà à tous ses patients d’adopter le régime méditerranéen, riche en oméga-3 et faible en mauvais gras. « Pour ce qui est de l’attitude de nos cardiologues, c’est en train de changer, notamment parce qu’on participe à des études sur l’effet combiné de cette diète avec les oméga-3 et qu’ils constatent d’euxmêmes que ça fonctionne », confirme le cardiologue Anil Nigam9 de l’Institut de cardiologie de Montréal. Des graines de lin au menu du bétail Un récent sondage10 indique que la plupart des Québécois boudent le poisson. D’où la carence généralisée en oméga-3.

Or, il serait possible de régler ce problème grâce à l’agriculture et à l’élevage. L’ajout de graines de lin à l’alimentation des poulets, des veaux, des boeufs et des cochons permettrait d’obtenir de la viande et des sous-produits enrichis en oméga-3.

Selon David Servan-Schreiber, il suffirait de remplacer 5 % de l’alimentation du bétail par des graines de lin afin que la viande de ces animaux devienne elle-même une source d’oméga-3.

« Jadis, le bétail se nourrissait, dans les champs, d’herbes contenant des oméga-3 à l’état naturel, et il représentait une source de ces acides gras pour ceux qui le consommaient », explique-t-il.

Mais à partir de la Seconde Guerre mondiale, les pratiques d’agriculture ont été grandement modifiées. Pour des raisons économiques, l’alimentation des bêtes s’est uniformisée : beaucoup de maïs et autres plantes oléagineuses qui ne contiennent aucun oméga-3.

La viande qui se retrouve dans l’assiette du consommateur est donc dépourvue de ces acides gras. Mais cela pourrait bientôt changer, du moins en Europe.

« C’est une tendance très lourde en Europe, précise le cardiologue français Michel De Lorgeril.

Il y a une véritable révolution agricole qui se prépare, pour le passage à la graine de lin chez l’animal ».

Selon lui, les graines de lin améliorent la santé des bêtes, qui requièrent moins de visite du vétérinaire. Même leur fécondité est meilleure. « Les pertes en rentabilité à l’hectare que subit l’agriculteur sont largement compensées par la santé de ses animaux, qui produisent des viandes, des produits laitiers et des oeufs contenant des oméga-3 », soutient-il.

David Servan-Schreiber estime que c’est là une solution profitable à tous. « En transformant ainsi à la source la qualité des aliments, les consommateurs et les agriculteurs ne s’en porteraient que mieux, ajoute-t-il, sans compter que c’est meilleur au goût. »

Et pas de problème au chapitre des ressources : le Canada est le premier producteur mondial de lin... « Il ne manque que la volonté politique! », conclut le psychiatre français.

Oméga-3 d'origine marine ou végétale?

Les oméga-3 qui contribuent au bon fonctionnement du coeur et du cerveau sont l'acide eicosapentanoïque (EPA) et l’acide docosahexanoïque (DHA). Seuls les aliments d'origine marine fournissent une source directe de ces substances, les poissons gras notamment. Les graines de lin renferment, quant à elles, des acides alpha-linoléniques (ALA), une substance que le corps transforme en EPA et en DHA, mais de façon très limitée. Le taux de conversion de l'ALA en EPA et en DHA est de moins de 1 % chez l'humain. Mais il est plus grand chez certains animaux. Pour en savoir plus, lire Lait et jus oméga-3 : dissiper la confusion.

Martin LaSalle – PasseportSanté.net

Le 16 octobre 2006

1. Le colloque « Les ingrédients santé en alimentation : un pas de plus vers la prévention », tenu à Québec le 10 octobre 2006, était organisé par le Centre québécois de valorisation des biotechnologies (CQVB), l’Association pour les ingrédients santé en alimentation (AISA) et l’Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels (INAF) de l’Université Laval.

2. Le colloque « Le point sur les oméga-3 », tenu le 11 octobre 2006 à Montréal, était organisé conjointement par le Centre hospitalier de l'Université de Montréal et l'Institut de cardiologie de Montréal, avec le soutien de la Fondation Lucie et André Chagnon et du fabricant d’oméga-3 Isodisnatura.

3. Le Dr Michel De Lorgeril est cardiologue au Centre national de la recherche scientifique au Département des sciences de la vie, à la Faculté de médecine de l’Université de Grenoble en France.

4. David Servan-Schreiber est médecin et professeur clinique de psychiatrie à l’Université de Pittsburg, aux États-Unis de même qu’à la Faculté de médecine de Lyon, en France.

Il est aussi associé au fabricant d’oméga-3 Isodisnatura.

5. Servan-Schreiber, David. Guérir le stress, l'anxiété et la dépression sans médicaments ni psychanalyse, Éditions Robert Laffont, 2003, 302 pages. Une recension de ce livre est accessible sur notre site.

6. L'Université de Guelph a notamment mis au point un procédé et une alimentation spéciaux qui permettent aux vaches laitières de produire un lait plus riche en acide docasahexanoïque (DHA), l'un des acides gras oméga-3 contenus dans les poissons gras.

7. Les aliments fonctionnels pourraient prévenir certains maux et même les guérir. Des exemples? Le brocoli, l'huile d'olive et les poissons gras, mais aussi les oeufs oméga-3, les jus enrichis en calcium ou les yogourts contenant des bactéries actives. Pour plus de détails sur les aliments fonctionnels, consulter notre dossier Les aliments fonctionnels.

8. Le Dr Francois Lespérance est professeur agrégé et chef du Département de psychiatrie au Centre hospitalier de l’Université de Montréal.

9. Le Dr Anil Nigam est professeur adjoint de clinique au Département de médecine, à l’Institut de cardiologie de Montréal.

10. Sondage commandé par la Chaire Lucie et André Chagnon pour l'avancement d'une approche intégrée en prévention de l'Université Laval, et l'Unité de recherche en santé publique du CHUL-CHUQ. Le sondage a été mené le 14 juin 2006 auprès de 1 001 répondants du Québec. Pour plus de détails, consulter sur notre site La consommation de poisson au Québec.

 

 

 


Allo Stop

Site de Allo Stop Québec

 

Les voyageurs écologiques se donnent rendez-vous chez BIZZ!

Enregistrez-vous sur place comme conducteur ou passager, ou par téléphone sur la ligne régionale: (418) 612-0614.

Planifiez vos déplacements directement en ligne

Journal le Quotidien

”L’endroit par excellence au Saguenay pour se procurer des produits naturels”